Samedi 6 décembre, bottes aux pieds, k-way sur le dos et café chaud à la main, une petite dizaine de personnes a bravé la météo pour découvrir les premiers sondages géotechniques sur les parcelles du projet Terr’Arbouts.
Ce moment partagé sur le terrain a permis de rappeler que, bien avant toute construction, un projet agrivoltaïque commence par une phase d’observation et de compréhension fine du sol. Un temps d’échange simple, convivial et très utile pour montrer que le projet avance, que le dialogue reste ouvert et que les porteurs de projet restent pleinement investis aux côtés du territoire. Au cœur de la visite, les équipes de GéoIntech ont dévoilé les dessous d’un métier souvent méconnu : lire le sol, mesurer sa résistance, anticiper son comportement face au vent.

Les géotechniciens analysent la manière dont le sol réagit à la pression, centimètre par centimètre. Ces données permettent de comprendre comment le terrain se tasse, résiste ou se déforme, afin de garantir la stabilité des futures installations dans le temps.
« Ici, chaque bar de pression raconte une histoire et chaque centimètre de sable ou d’argile compte dans la stabilité future des installations », explique Guillaume Ferrand de Novasole, aux manettes de sa tarière-pressiomètre.
Concrètement, ces mesures servent à calibrer précisément la profondeur et la section des fondations. L’enjeu principal n’est pas tant l’enfoncement que le risque d’arrachement au vent : une structure mal adaptée pourrait être fragilisée lors de forts épisodes venteux. Les essais réalisés aujourd’hui permettent justement d’anticiper ces contraintes et d’adapter les fondations à la réalité du sol landais, fait de sable, d’argile et parfois d’eau.



Par ailleurs, des tranchées sont réalisées afin d’observer directement les différentes couches du sol et de mesurer sa résistance thermique. Ces observations complètent les sondages mécaniques : elles permettent de mieux comprendre comment la chaleur se diffuse dans le sol, un paramètre important pour le dimensionnement des câbles électriques enterrés.
Via sa propre entreprise de travaux agricoles, Sébastien Dulin, agriculteur du collectif PATAV, creuse puis rebouche ces tranchées à la pelle mécanique pour le compte de GéoIntech. Une intervention menée avec soin, dans le respect des parcelles et des usages agricoles.
Ce choix illustre concrètement l’esprit du projet : mobiliser les compétences locales, où un agriculteur intervient directement sur un projet porté par le collectif dont il fait partie.



Enfin, cette visite a aussi permis de lever une idée reçue fréquente : la présence d’une foreuse dans un champ ne signifie pas le démarrage des travaux. Elle marque au contraire une phase de vérification et d’ajustement, indispensable pour concevoir un projet robuste, respectueux des terres agricoles et attentif à la protection de la ressource en eau potable, au cœur de l’ADN de Terr’Arbouts.
Une visite modeste par sa taille, mais riche en symboles : Terr’Arbouts avance, avec et pour son territoire.


